Le Foie : comprendre son fonctionnement

...ou comment le GRAS dans l'alimentation peut provoquer un engorgement du foie, puis de tout l'organisme.

Le foie se concentre sur l’afflux de sang qui arrive du sytème digestif, par la veine porte, et qu’il va nettoyer, traiter, filtrer, tester, mesurer, décoder, etc. pour remplir sa mission de maintenir l’équilibre de notre organisme.

Il réalise 2000 fonctions chimiques essentielles à notre bien-être.

Ses fonctions les plus essentielles sont (1) :

1- Traiter les Graisses et protéger le Pancréas

2- Stocker le Glucose et le Glycogène 

3- Stocker les Vitamines et Minéraux

4- Neutraliser et emprisonner les substances nocives

5- Contrôler et filtrer le sang

6- Protéger l’organisme grâce à son propre système immunitaire 

7- Protéger le Cerveau 

8- Protéger le Coeur 

1- Traiter les Graisses et protéger le Pancréas

Le foie produit la bile pour traiter les graisses du sang

Chaque fois que l’on consomme du gras, le foie libère de la bile qui décompose les graisses et les diffuse sous forme de source d’énergie (en adaptant la quantité de bile et sa composition aux aliments ingérés et à leur taux de graisses). En dispersant les graisses, il permet aussi de désépaissir le sang, pour le fluidifier et faciliter son passage dans le système vasculaire.

Le foie fonctionne ainsi de façon optimale lorsqu’on mange une alimentation optimale, qui est composée au maximum de 15% de matières grasses qui proviennent de sources saines.

   Une alimentation optimale est composée de :

> de nombreux fruits, légumes-feuilles, légumes, pommes de terre, courges, et si on le souhaite, millet et certaines légumineuses.

> 15%, ou moins, de matières grasses qui proviennent de sources saines telles que : avocats, noix, céréales, olives, lait de coco, certains poissons, le gibier et certaines huiles (huile d’olive, de coco, de chanvre, etc. mais pas l’huile de colza, de palme ou de maïs – voir explications Chap.36 « Les perturbateurs hépatiques » p.270) 

… par exemple, on atteint 15% de gras / jour avec 1 avocat, ou bien 3 cuillères à soupe d’huile saine (de coco, de chanvre, etc)

Face à trop de graisses, le foie débordé s’engraisse et ne protège plus l’organisme

Un taux de graisses consommées qui dépasse 15%, voir 30%, et provenant pour partie de graisses saturées, frites, etc.,  demande au foie de produire jusqu’à 50% de plus de bile, et une bile de plus en plus acide.

Et ce surplus de bile à produire affaiblit le foie progressivement, qui puise dans ses réserves et finit par se laisser submerger par des graisses indésirables qui n’auront pas pu être dispersées.

Trop de gras consommé et trop souvent signifie que le sang qui arrive du système digestif vers le foie est plus épais, et contient moins d’oxygène et moins d’eau :

>> il prive le foie de son oxygène, ce qui l’affaiblit encore.

>> la diminution de l’eau dans le sang entraîne une déshydratation chronique, surtout si on ne boit pas assez d’eau ou de jus de fruits frais (et si on boit principalement des boissons qui n’hydratent pas : café / thé, soda / boissons énergétiques, vin / bière …)

Le sang n’étant plus désépaissi, le coeur doit faire plus d’efforts pour pomper et diffuser le sang dans l’organisme, ce qui est facteur d’hypertension artérielle. (2) 

Lorsqu’un foie est engorgé, le sang est moins bien filtré, ce qui conduit à une asphyxie du système cardiovasculaire.

Le foie devient gras et stagnant : progressivement emprisonné par les graisses il est en pré-stéatose, voir en stéatose (« foie gras », NASH).

    >> il ne peut plus extraire les nutriments, qui restent piégés dans les adipocytes

    >> il ne peut plus collecter et retenir les toxines, qui se stockent dans et autour du foie

Un sang trop épais et faible en oxygène, par excès de gras et par manque d’eau, finit par fatiguer le coeur et le cerveau.

Risques sur la santé d’un sang trop épais et faible en oxygène lorsqu’il finit par fatiguer le coeur et le cerveau :

=> c’est la porte ouverte aux risques de problèmes graves de santé : AVC, crises cardiaques, lésions rénales, à l’hypertension artérielle, la fatigue surrénalienne et à un taux de cholestérol élevé, ainsi qu’à la détérioration du sytème nerveux central (ce qui favorise la survenue de : fatigue chronique, picotements / engourdissements, douleurs, problèmes d’équilibre / vertiges, syndrome des jambes sans repos, anxiété / dépression, …)

La médecine et la science ne mesurent pas le taux de lipides dans le sang, alors qu’il est fondamental. Ce taux diffère des tests actuels sur les triglycérides et le cholestérol. Il n’existe aujourd’hui aucun de moyen de mesurer ce taux avec précision (3).

Il est en revanche possible d’évaluer le taux de graisses que l’on consomme dans une journée, sur le total des calories consommées dans une journée. Et c’est ce qui compte : retourner vers une alimentation optimale pour le foie, avec moins de 15% de graisses consommées dans le total des calories journalières, et qui proviennent de sources saines.

Mais le processus d’engorgement du foie est réversible 

Le foie peut se remettre à fonctionner normalement, et donc les autres organes également, si on baisse la consommation de gras, car la bile produite suffira à nouveau à le traiter dans le sang, et si on consomme des herbes médicinales et autres plantes comme le gingembre. (4)

Réduire la consommation de gras est donc primordial pour enrayer le vieillissement accéléré et les maladies, car un foie submergé par les graisses finit donc par s’affaiblir et ne peut plus se consacrer à ses autres fonctions qui sont essentielles pour maintenir les équilibres de l’organisme.

Le foie protège le pancréas

Le pancréas est un organe fragile qui produit de l’insuline, hormone régulatrice de la glycémie.

Or un sang trop chargé en graisse perturbe aussi le fonctionnement du pancréas en l’obligeant à produire plus d’insuline, de façon erratique. Le pancréas peut même perdre sa capacité à produire de l’insuline, ce qui favorise le diabète. (5)

L’insuline permet aussi au sucre de pénétrer dans les cellules, ce qui est vital pour le fonctionnement du corps et notamment du système nerveux. 

Donc à cause d’un sang trop chargé en matières grasses, le sucre ne parvient pas à se frayer un chemin vers sa destination finale : les organes, les muscles et le système nerveux. Ces derniers ne sont plus alimentés par leur carburant vital, le glucose (avec les sels minéraux). 

Le gras oppose une résistance à l’action de l’insuline :

Ce qui est nommé « résistance à l’insuline » correspond en réalité au problème qu’avec un sang épais il devient difficile pour l’insuline de faire pénétrer le glucose vital dans les organes, les muscles et le système nerveux.

Le pancréas est contraint de produire plus d’insuline s’il fait face à plus de gras dans le sang.

Un pic de glycémie (et un pic d’insuline…) mesuré dans le sang révèle donc en réalité une présence problématique de gras en excès dans le sang qui freine la distribution du glucose dans les cellules par l’insuline (…cellules qui attendent ce glucose vital), et entraîne donc une stagnation de ce glucose dans le sang (cela ne signifie pas que trop de sucre a été consommé, mais plutôt trop de gras).

 

Trop de gras finit par charger la lymphe et impacter l’immunité

Lorsque le foie est débordé par des apports en graisse surabondants, il finit par laisser se répandre le surplus non traité dans le système lymphatique. Ce processus permet de protéger le cerveau et le coeur, mais laisse ces graisses en suspension dans le système lymphatique. Et c’est aussi le cas des toxines et polluants que le foie ne peut plus filtrer, neutraliser ou stocker…

Lorsque les graisses et la charge toxique engorgent le système lymphatique, c’est le système immunitaire qui s’affaiblit : les globules blancs tueurs de la lymphe ne peuvent plus combattre virus, bactéries et toxines. 

Et c’est aussi un facteur de prise de poids excessive : car les déchets qui ne peuvent plus être traités par le foie devenu stagnant, s’amoncellent et obstruent les vaisseaux et les conduits lymphatiques. Le surpoids est en réalité lié à un excès de fluides. (6)

Sources : dans le livre « Le Foie » d’Anthony William (Ed. Guy Trédaniel)

(1) cf. Chap.1 « Les performances du foie » p.8

(2) cf. Chap.16 « L’hypertension mystère »

(3) cf. Chap.11 « La stéatose hépatique » p.76

(4) cf. Chap.37 « Aliments, herbes et compléments curatifs »

(5) cf. Chap.2 « Les vertus adaptogènes du foie » p.16

(6) cf. Chap.12 « La prise de poids » p.86

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